Agenda des différents
travaux apicoles


 

Quand vous recevez une ruche peuplée ou une colonie en ruchette :

Vérifiez bien avant d'en prendre livraison par un coup d'oeil à la grille d'entrée, si les abeilles sont bien vivantes.

Placez votre ruche à l'endroit que vous avez préalablement choisi puis après avoir enfumé l'entrée, ouvrez avec précaution les portières métalliques pour que vous abeilles puissent sortir et s'orienter. Le lendemain, visitez l'intérieur après avoir enlevé les liteaux qui maintiennent les cadres, en vous assurant que la voyage ne les a pas déplacés.

Donnez ensuite pendant deux jours, les soir à la tombée de la nuit, un peu de sirop léger (moitié eau et sucre ou miel) pour inciter la colonie au travail.

En cas de mauvais temps persistant nourrir encore pendant quelques jours jusqu'à ce que les abeilles puissent commencer à butiner.

Profitez de la première belle journée un peu plus chaude pour faire votre première visite générale de printemps.

Une grande activité règne déjà parmi les abeilles; elles profitent des quelques rares beaux jours pour faire provision de pollen sur les jeunes pousses de saules-marsault, de noisetiers etc... et récolter l'eau qui leur est nécessaire pour préparer la nourriture du couvain (bouillie faite d'un mélange de miel, pollen et eau).

Le couvain doit être compact et régulier, s'il est clairsemé, c'est que la reine est trop vieille ou mauvaise pondeuse : dans ce cas, il faut procéder à son remplacement. S'il n'y a pas d'oeufs, c'est que la ruche est orpheline. Réunissez alors immédiatement la colonie sans reine avec une autre de force moyenne et nourrissez. Lors de cette première visite, nettoyez les plateaux, faites sécher les tapis imprégnés d'humidités, retirer les rayons des extrémités qui auraient été attaqués par la fausse teigne, examinez soigneusement les cadres à couvain afin de vous rendre compte qu'il n'y a pas de trace de loque.

Veiller au pillage et au premier indice, diminuer les entrées. Si vous avez l'intention de faire de l'élevage de reines, commencez à nourrir les colonies que vous destinez à cet élevage en choississant celles qui vous ont donné la meilleure récolte et dont les abeilles sont en même temps travailleuses et douce à manier.

Terminez la préparation de vos nouvelles ruches et hâtez-vous de faire vos commandes d'outillage et de cire gaufrée, si elles ne sont pas déjà faites.
Retenez dès maintenant les essaims dont vous aurez besoin en mai.

C'est le moment de nourrir pour stimuler l'activité des colonies et la ponte de la reine. L'élevage de plus en plus intense va nécessiter d'abondantes provisions, et, si le mauvais temps retient les butineuses à la ruche, les nombreuses larves à nourrir auront vite fait d'épuiser les provisions restantes, mettant ainsi en péril la colonie.

Pendant cette période d'élevage une bonne colonie consommera 10 à 12 kg de miel. Sachant que trois décimètres carrés de miel operculé de chaque côté du rayon représentent environ un kilogramme de nourriture, il est facile, lors de la visite de la ruche, de juger si elle possède la quantité de miel nécessaire pour attendre la fin du mois de mai.

Le nourrissement se fait au sirop étendu à parties égales de miel et d'eau.

Les colonies doivent se développer rapidement durant ce mois, aussi, il est bon de leur donner un ou deux cadres de cire gaufrée à construire pour le remplacement des plus vieux. Les entrées seront agrandies pour faciliter le va-et-vient des butineuses.

A cette époque de l'année, les abeilles ont grand besoin d'eau, s'il n'y en a pas à proximité de votre rucher, veillez à ce que l'abreuvoir soit toujours rempli.

Toute colonie dont l'activité sera faible nécessitera une nouvelle visite pour en rechercher la cause.

Si elle est malade, l'isoler aussitôt et la traiter. Si l'essaim est faible, le sacrifier et désinfecter la ruche puis repeupler aussitôt. Les colonies destinées à l'élevage de reines doivent être surveillées de près et nourries abondamment. Votre matériel pour les nouvelles installations de ruches doit être prêt. Que votre rucher soit bien tenu. Faites-y de fréquentes visites.
Dans certaines régions, on commence à mettre les hausses aux derniers jours du mois d'avril.

C'est dans ce mois que commence la grande miellée des régions de prairies artificielles et naturelle: culture de colza etc... Placer les hausses dès les premiers jours. Les entrées sont ouvertes en grand. Les premières journées chaudes, effectuer les transvasements nécessaires au repeuplement des ruches nouvelles. L'essaimage naturel commence courant de ce mois. Faites de fréquentes visites au rucher entre 9 heures du matin et 16 heures, mais prévenez 1'essaimage de vos colonies en leur donnant de l'espace en plaçant deux hausses au lieu d'une si besoin est.

Pour éviter un arrêt de la ponte, introduisez une reine fécondée dans la ruche qui vient d'essaimer.

Il est aussi indispensable, afin de recueillir tous les essaims, de placer des ruchettes pièges enduites de " Charme des Abeilles " ou d'" AVETTYL " .

Les fleurs durent si peu de temps que l'on ne saurait décrire l'activité des abeilles pendant la grande miellée.

Il est vrai que ces ouvrières infatigables n'ont pas minute à perdre, aussi ne se préoccupent-elles pas de placer convenablement leur butin.

En effet, ce qu'elles apportent n'est pas précisément du miel, mais un liquide sucré appelé "NECTAR" qui a besoin de subir une certaine évaporation pour devenir "miel", aussi le dispersent-elles le plus possible.

Il leur faut donc beaucoup de place pour étendre le nectar et beaucoup d'air pour sa concentration par évaporation. C'est l'énergique ventilation produite par les abeilles, dites « ventileuses " qui engendre concentration. On peut voir à l'entrée de la certain nombre de ces abeilles qui, dressées sur leurs pattes, agitent leurs ailes avec une si grande rapidité qu'on les distingue à peine ; leur unique occupation a pour objet d'établir le fort courant d'air nécessaire.

Redoublez de surveillance au rucher durant ce mois qui voit s'envoler les essaims naturels. Dès que la floraisons des sainfoins, des trèfles et des colzas est terminée, c'est-à-dire passé le 15 juin, prélevez la première récolte pour obtenir un miel de qualité supérieure. Ce travail devra être effectué avant que les abeilles ne commencent à emmagasiner des miels plus colorés et de qualité inférieure.

S'il s'agit de miel de colza, ne pas attendre qu'il soit complètement operculé. En effet, ce miel cristallise très vite et doit donc être extrait rapidement : trois jours trop tard et l'extraction est compromise. Les rayons vidés de leur miel sont rendus à la ruche pour le nettoyage. Important : cette opération doit avoir lieu le soir, à la nuit tombante pour éviter le pillage.

Les entrées seront dégagées des hautes herbes qui pourraient géner le vol des butineuses alourdies de nectar. Dans le cas où les abeilles font la barbe, agrandir l'entrée pour donner de l'air en glissant des cales entre le plateau du fond et le corps de ruche.

Si vous avez des essaims secondaires et tertiaires, replacez-les dans la ruche d'où ils sont issus, ils sont de trop peu de valeur pour être conservés.

Juin est le mois le plus favorable pour l'élevage des reines. Constituez des nucléï de conservation pour avoir de jeunes reines de remplacement à la saison prochaine. L' élevage des reines est la clé de voûte de l'apiculture rationnelle Dans les régions à miellée tardive, on peut encore installer des colonies au début de ce mois, à condition qu'elles soient déià sur trois cadres au moins avec couvain et provisions.

Dans certaines régions, cette époque est marquée par une miellée, celle des tilleuls, qui, si le temps est propice, peut être abondante. Le miel de tilleul est coloré, très parfumé, et certains amateurs le préfèrent au miel blanc. Les ronces, les fleurs de talus et de sentiers fournissent encore un bon appoint de nectar.
Dans d'autres endroits, la miellée est à peu près terminée de ce fait, les abeilles deviennent agressives et pillardes.

Les visites au rucher doivent être courtes, les entrées rétrécies pendant le travail, les pillardes profitant de toute occasion pour pénétrer dans les ruches temporairement désorganisées et y commettre leurs méfaits.

A cette saison, les visites faites le soir à la tombée de la nuit, sont vivement à recommander le pillage à ce moment-là étant moins à craindre. Il faut encore surveiller le rucher durant la première quinzaine de ce mois, car si le temps n'a pas été tout à fait propice à l'essaimage en juin, bien des colonies se décideront encore à essaimer en juillet. Pendant les fortes chaleurs, aérez convenablement vos ruches. L'élevage des reines peut encore se poursuivre tant qu'il y a des mâles dans les ruches et que les jeunes reines peuvent être fécondées. Laissez se développer quelques grands nucléï mais ayez soin de placer une grille à leur entrée pour éviter que la reine puisse partir avec l'essaim lequel se trouverait vite trop à l'étroit dans ces petites ruches.

Procéder au marquage de vos reines à l'aide des pastilles spéciales à la couleur de l'année. Leur recherche pour le remplacement en sera grandement facilitée : le marquage des reines les met également à l'abri du " poux " des abeilles.

Pour les apiculteurs qui ne font pas de première récolte c'est le moment de procéder à l'extraction.

Veiller à ce que celle-ci soit faite dans un local bien clos et que la moindre ouverture ne permette aux abeilles d'y pénétrer, car la floraison se faisant rare, elles auraient vite dépisté l'endroit où vous opérez et l'envahiraient rapidement.

Il sera prudent, en levant les hausses, de s'assurer que les corps de ruche sont suffisamment pourvus de miel afin de permettre l'existence et le développement des colonies jusqu'à la saison suivante. On gagnera à laisser de bonnes provisions, les colonies bien pourvues se développeront normalement.

Une ruche populeuse possédant une jeune reine, des vivres en abondance, sera toujours prête à assurer une miellée intense dès les premiers rayons du soleil printanier. Ce sera donc le mois idéal pour le renouvellement des reines.

Faites vos commandes de récipients pour le miel, seaux métalliques, pots carton et plastique, mais n'oubliez pas qu'une fois extrait votre miel doit reposer pendant plusieurs jours dans le maturateur avant d'être soutiré. La pureté et la qualité de celui-ci feront votre clientèle.

Les abeilles trouvent encore à butiner sur les bruyère lorsque le temps est favorable à la montée du necta dans ces fleurs. Le miel qu'elles récoltent est d'un consistance si épaisse qu'il faut un appareil particulie (appelé PICOTEUSE) afin de l'émulsionner et permettr ainsi l'extraction. A la faveur d'une belle journée d cette saison encore douce, faites votre visite général d'automne pour vous rendre compte exactement l'état de vos colonies.

Les ruches doivent contenir 15 kg de miel operculé a minimum. Si les provisions sont insuffisantes, profite de ce que les nuits ne sont pas encore trop froide pour nourrir. Le sirop de nourrissement d'arrière saiso n'a pas besoin d'être dilué comme celui de printemp:

il suffit d'ajouter un quart d'eau à la quantité de mi( que vous donnez (plusieurs kilogrammes à la fois).

Placez le nourrisseur le soir quand les abeilles sont toutes rentrées, et retirez-le de bonne heure le matin En effet, les sources de nectar sont de plus en plus rares, c'est donc une bonne précaution pour éviter pillage que de procéder ainsi.

N'attendez pas que le temps se rafraîchisse pour nourrir et commencez dès le début de septembre. Souvent octobre est deià trop froid. Préparez l'hivernage.

V os abeilles sortent encore lorsque le temps le permet mais dès cette époque elles doivent être mises hivernage.

Vérifiez les toitures qui doivent être parfaitement étanches afin de garantir les ruches de l'humidité. Les entrées sont rétrécies pour le passage de deux trois abeilles. Les grilles à claire voie permettent une bonne aération. Ce n'est pas le froid que craigne le plus les abeilles, mais bien l'humidité qui engendre la moisissure des rayons et par suite les maladies.

Rangez soigneusement le matériel dans votre laboratoire d'apiculture. Les hausses garnies de rayons coonstruits, doivent être empilées les unes sur les autres. Il est nécessaire qu'elles soient bien jointées afin que la pile soit étanche au maximum.

Pour éviter que les mites ou la fausse teigne viennent faire leur nid dans les rayons, placer sur le haut un chiffon de D.209 ou produit similaire, ou saupoudrer deux ou trois poignées de paradichlorobenzène.

Procédez à la fonte des brèches ou déchets de rayons. Moulez la cire en pains.

Le plus grand calme doit régner au rucher pour le bon hivernage de vos abeilles.

Lorsque la récolte du miel est finie, les travaux du rucher n'en sont pas pour autant terminés.

Cependant, dans certaines régions (Landes, Sologne, Plateau de Millevaches etc...) la floraison des bruyères fournit une miellée tardive dont on peut tirer un avantageux parti.

Récolter du miel ne consiste pas à enlever aux abeilles tout le produit de leur travail. Ce serait un mauvais calcul lors de la dernière visite, que de prélever un ou deux cadres du corps de ruche sous prétexte que celui-ci est bien garni et que la colonie a des provisions plus qu'il ne lui. en faut pour passer l'hiver.

Les colonies ont encore de longs mois à vivre, aussi avant de les laisser se confiner dans le calme de l'inaction hivernale, procéder au nourrissement si les provisions emmagasinées sont insuffisantes.

Étant donné qu'il est trop tard maintenant pour distribuer du sirop, il est nécessaire de subvenir aux besoins des colonies faibles en leur apportant une nourriture solide telle que le " MIELOCANDI ". Cette nourriture stimulante composée de sucre, de miel et d'eau se présente sous forme d'un pain de 1 kg environ (22 cm x 12 cm x 2 cm) logé dans un plateau cartonné. Son emploi est simple, il suffit de retourner ce pain sur le trou de nourrissement du plateau couvre-cadres.

Il faut déjà prévoir ce nourrissement alors que le temps est encore doux. En effet les premiers froids retiennent la colonie massée sur les cadres, les abeilles se déplacent difficilement et ne prennent plus la nourriture qu'on leur offre.

Il n'est pas nécessaire pour l'hivernage d'isoler vos ruches dans des pavillons, comme cela se fait dans certaines régions au climat continental.

Réduire l'entrée au strict passage d'une abeille. Cette entrée devra aussi être abritée des rayons du soleil car ceux-ci incitent souvent les abeilles à sortir Le froid qui les saisit les oblige à se poser et les empêche de reprendre leur vol pour regagner la ruche.

C'est la meilleure saison pour faire le nettoyage des ruchers, peindre les ruches, couper les herbes, les ronces, les épines qui ont poussé au cours de l'été : élaguer les branches qui pourront gêner l'envol des abeilles au printemps, consolider les supports etc. .

Le travail se fera ensuite à l'atelier : matériel à re,mettre en état, cadres à garnir de cire gaufrée, râcler la propolis, etc...