apiculture
de loisir,
apiculture
intensive

       

Les deux photos ci-dessous traduisent l'apiculture d'hier et d'aujourd'hui. D'une part, le rucher traditionnel du " mouchier ", qui s'est peu à peu standardisé en adoptant la ruche à cadres. D'autre part. l'exploitation importante, soucieuse de rentabilité, dotée d'un matériel perfectionné. Ces deux apicultures se complètent.

La tendance heureuse d'un " retour à la nature " a suscité récemment un regain d'intérêt pour une profession en contact direct avec le monde animal et végétal. Une curiosité est née chez les jeunes, qui est un des saluts de la corporation. Nombre de ceux-ci, souvent âgés de moins de trente ans, exploitent une dizaine de ruches. Ces vocations, parfois éveillées par l'approche de ruches chez un parent ou un voisin, se révèlent souvent durables et conduisent le débutant vers une apiculture progressivement rationnelle et rentable. On ne s'improvise pas apiculteur : la profession nécessite un attachement inné aux choses de la terre, un amour de la nature et un besoin d'indépendance.

Trois types d'apiculteurs se partagent la profession.

Les plus nombreux sont les amateurs, venus à ce passe-temps à la suite d'un héritage, de l'acquisition d'une parcelle de terre, etc. La première ruche est soignée avec amour et donne souvent d'excellents rendements. La consommation familiale absorbant rapidement la production, le nouvel apiculteur est souvent entrainé à l'achat d'autres ruches, agrandissant ainsi son rucher. Cette forme d'apiculture inquiète parfois le professionnel, qui voit en cet amateur un concurrent. Mais ce dernier, connaisseur et passionné, est fréquemment un client pour les miels de l'extérieur. Son influence sur les personnes de son entourage est bénéfique : il amène de nouveaux clients sur le marché. Il ne doit cependant pas négliger la concurrence qu'il risque de faire aux professionnels, en ne tenant pas compte du prix de revient de son miel Sur un marché déjà difficile, il ne doit pas, négligeant les charge

ce qui est pour lui un violon d'lngres, le vendre à prix inférieurs.

La seconde catégorie d'apiculteurs appartient une apiculture d'appoint, pratiquée à la fois goût et par intérêt. Cette forme d'exploitation, proche de l'apiculture professionnelle, comporte en général entre cent et cinq cents ruches. Cet apiculteur semi-professionnel est généralement le mieux équipé en matériel. Ayant souvent d'autres activités, il recherche ce qui est efficace et l'utilise judicieusement. L'apiculture professionnelle doit d'ailleurs à cette gorie de collègues la création des appareils les modernes pour l'exploitation, l'extraction et le conditionnement. A de rares exceptions près, cet apiculteur ne commercialise pas lui-même ses produits. Il vend en gros aux négociants ou coopératives.

Les apiculteurs professionnels ne sont pas nombreux. l1s se sont généralement spécialisés dans les produits de la ruche ou dans l'élevage. Commerçants pour certains, ils vendent leur production dans des marchés, stands de vente, etc, vente en demi-gros aux épiciers, grands magasins, etc... ou vente en gros à des négociants ou coopératives dont ils sont généralement adhérents.

L'apiculture est donc une grande famille qui groupe petits et grands. Considérée parfois comme peu rentable, la profession, qui commence seulement à se structurer, offre en revanche liberté et charme d'une vie proche de la nature. Une chose est irremplaçable, le travail de celle-ci, minutieusement organisé par l'ensemble de l'essaim. L'avenir donnera certainement raison à tous ceux qui se passionnent pour les abeilles car le retour aux produits naturels, la recherche du primitif, accorde maintenant à une vision favorable de l'apiculture de demain.