préparation de la récolte

La récolte d'une ruche est fonction de sa population.

Une ruche forte vaut mieux que deux moyennes.

Ces deux préceptes sont à la base de toutes les opérations apicoles, lorsque celles-ci ont pour but, comme il se doit de produire du miel et d'en produire le plus possible.

Si on abandonnait les abeilles à elles-mêmes dans la saison qui précède la grande floraison des plantes mellifères, c'est-à-dire dès les premiers beaux jours, il est évident qu'elles n'accroîtraient leur population que suivant l'importance des sources de nectar.

Cela revient à dire que le chiffre maximum d'abeilles butineuses ne serait atteint qu'au déclin de la période la plus mellifère. Il s'agit donc étant donné les délais d'éclosion, d'intensifier la ponte de la reine et d'inciter les colonies à augmenter leur effectif, cinquante jours environ avant l'époque de la miellée. C'est pourquoi à partir du moment ou l'on a plus à craindre les fortes gelées qui refroidissent le couvain et de ce fait engendrent les maladies, on procède à ce qu'il est convenu d'appeler le " nourrissement stimulant ".

Chaque soir à la tombée de la nuit lde façon à éviter le pillage) on donne aux ruches un nourrisseur de sirop miel ou sucre contenant au moins la moitié d'eau.

L'apport régulier de nourriture assure aux colonies la possibilité d'élever un important couvain. Elles favoriseront ainsi son développement et lorsque la miellée arrivera, les abeilles seront prêtes à prendre l'envol afin d'aller butiner sur toutes les sources de nectar.

Une précaution utile avant de commencer le " nourrissement stimulant " : déterminer approximativement l'époque à laquelle les ruches auront besoin de leur effectif le plus nombreux (cette époque variant selon les régions et les climats) et ne pas nourrir trop tôt.

C'est en nourrissant au printemps que l'on peut se rendre compte de la valeur de chaque ruche, qui dépend entièrement de la fécondité de la C'est pourquoi en dépit des apports constants de nourriture et du beau temps qui permet aux abeilles de recueillir du pollen, on remarque que le couvain est restreint et ne se développe pas. Il est urgent de changer la reine, trop vieille ou trop peu productive une jeune.

Si cela n'est pas possible, il vaut mieux réunir les colonies faibles aux plus fortes sans plus attendre.

Une colonie qui, malgré le nourrissement ne se développe pas, reste une colonie médiocre et par conséquent inutile.

Ceci nous amène au deuxième précepte que nous énoncions plus haut, à savoir qu'un rucher de rapport ne doit contenir que des colonies fortes, susceptibles seules de donner un produit intéressant. L'apiculteur qui dirige son rucher doit se trouver prêt quand arrive la miellée à lancer vers les champs un maximum butineuses jeunes et actives.

Mais tandis que dans les ruches, les colonies après la floraison des arbres fruitiers débordent jusqu'aux entrées, voici que les colzas, les sainfoins, les trèfles etc... commencent à fleurir sans compter toutes les petites fleurs des prés et celles des arbres mellifères ; ces richesses constitueront une véritable source de nectar.

C'est le moment, sans tarder d'un jour de placer les hausses.