récolte du miel
extraction

L'époque de la principale miellée varie suivant les régions. Une contrée à floraison unique aura terminé sa récolte dans les premiers jours de juin, tandis qu'une autre à floraison échelonnée attendra pour ce faire le mois d'août voire même septembre.

L'opération qui consiste à retirer de chaque ruche les hausses jette toujours dans le rucher une certaine perturbation aussi, faut-il faire vite et choisir une belle journée.

On enfume fortement et pendant un bon moment en dirigeant des jets de fumée entre les cadres jusqu'à ce que l'on s'aperçoive que la hausse est vide d'abeilles, puis on la retire.

Mais pour cette opération, il existe un appareil dont l'usage n'est pas assez répandu et qui cependant simplifie bien les choses, c'est le chasse-abeilles.

Ce chasse-abeilles se fixe sous le trou de nourissement du plateau couvre-cadres. On place donc vers la fin de la journée le plateau muni de ce petit appareil entre la hausse et le corps de ruche et les abeilles durant la nuit étant descendues sur les cadres à couvain, il n'en reste pour ainsi dire plus dans la hausse quand on la retire le lendemain matin.

Cette pratique n'est pas à conseiller dans les grandes exploitations car elle nécessite deux visites au rucher, une pour poser les chasse-abeilles, l'autre le lendemain pour enlever la hausse.

L'utilisation des répulsifs chimiques s'est répandue et donne d'excellents résultats.

Ils doivent être utilisés avec précaution, mais n'ont pas d'incidence sur le miel.

On place sur la hausse une toile ou un récoltoir que l'on aura confectionné. Les abeilles descendent immédiatement.

L'essence de mirbane nécessite une température assez élevée, le benzaldéhyde permet de récolter dans des journées moins chaudes.

De toutes façons, il faut choisir pour procéder à cette opération, une belle journée, ne pas trop la prolonger au rucher, et surtout mettre soigneusement à l'abri dans une pièce bien close le produit de la récolte.

C'est dans cette pièce que se fait l'extraction et généralement à une bonne distance du rucher. On ne prend jamais assez de précaution pour boucher la plus petite issue et si par malheur une abeille l'a découverte, elle est bientôt suivie d'un millier d'autres attirées par l'odeur du miel.

Avant d'être placé dans l'extracteur, chaque cadre est désoperculé à l'aide d'un couteau spécial.

Il existe plusieurs modèles de ces couteaux (droit, courbe ou à dents ; qu'il faut tremper dans l'eau chaude).

Les modèles électriques sont équipés d'une résistance et chauffent de manière à ce que la cire se décolle d'elle-même. Pour les exploitations plus importantes les machines à lame vibrante type Caillas ou type Thomas donnent de très bons résultats en facilitant le travail et le rendant plus rapide.

C'est l'invention de l'extracteur qui a permis à la ruche à cadres de prendre une aussi grande extension. Basé sur la force centrifuge, il consiste en une cuve en acier inoxydable dans laquelle tourne une cage (radiaire ou tangentielle).

Comment extraire :

Il suffit après avoir disposé les cadres, en opposant si possible ceux de même poids pour limiter le balourd, de démarrer très lentement de manière à ne pas défoncer la cire, puis d'accélérer progressivement jusqu'à la grande vitesse de séchage. Une extraction dure de trois à sept minutes en radiaire et le double en tangentiel puisqu'il faut retourner le cadre entre temps.

Après l'extraction, les cadres sont rendus à la ruche pour que les abeilles finissent de les nettoyer. Le miel va au maturateur, où il doit reposer quelque temps avant d'être logé dans les récipients dont on dispose pour la conservation et la vente.